Selon Goffee et Jones, une culture est une communauté. Une culture d'entreprise, comme n'importe quelle autre culture, peut alors être étudiée selon une approche sociologique. Une communauté se traduit par des d'interactions entre ses membres réparties selon deux dimensions :
En matière de sociabilité, les émotions et les considérations sociales sont prioritaires. En matière de solidarité, la logique de l’intérêt commun prime.

Goffee et Jones ont ainsi décrit quatre types de cultures d'entreprise :

Faible Solidarité Forte Solidarité
Forte Sociabilité Culture
Réseau
Culture
Communautaire
Faible Sociabilité Culture
Fragmentée
Culture
Mercenaire

Culture réseau
une culture réseau est caractérisée par :

Culture mercenaire
Une culture mercenaire est caractérisée par :

Culture fragmentée
Une culture fragmentée est caractérisée par :

Culture communautaire
Une culture communautaire est caractérisée par :

Selon Goffee et Jones, il n'existe pas de culture meilleure qu'une autre en tant que telle. Toutes comportent des forces et des faiblesses qui dépendent de l'environnement dans lequel évolue l'entreprise.

Conditions pour laquelle la culture est efficace
Faiblesses
Culture réseau
- l'entreprise suit des stratégies à long terme : une forte sociabilité permet aux équipes de rester soudées en l'absence d'objectifs à court terme

- les connaissances locales sont plus importantes que la stratégie globale
- peu de collaboration entre équipes ou départements

- beaucoup de politique

- productivité peut être faible
Culture mercenaire
- l’environnement de l'entreprise évolue rapidement

- l'entreprise peut bénéficier d'économies d'echelle

- les objectifs sont clairs et mesurables

- la concurrence est identifiée
- créativité bridée par manque de collaboration spontanée
Culture fragmentée
- le travail nécessite peu d'interaction entre les salariés (ex: cabinet dentaire)

- l'innovation provient d'avantage des individus que d'équipes

- la façon dont est organisée la production importe peu (sous traitance de taches bien identifiées à des acteurs indépendants)

- il existe peu d'opportunités d'apprentissage entre les salariés
- difficulté à atteindre les objectifs

- les salariés se sentent peu impliqués
Culture communautaire
- souvent présente dans les startups ou l'innovation repose sur la collaboration

- des opportunités d'apprentissage entre les salariés existent

- des synergies sont possibles entre les départements ou les équipes

- l’environnement de l'entreprise est dynamique et complexe

- difficile à atteindre
- difficile à maintenir
(repose sur des personnes clés)


L'article original de Goffee et Jones, publié dans la Harvard Business Review présente (en anglais)  des études de cas des différentes cultures et un questionnaire pour évaluer la culture de son entreprise.

Quelle est la votre ? Et surtout, est-elle adaptée ?