jeudi 16 décembre 2010

Introvertis : leaders du XXIe siècle ?

Le XXe siècle était celui des leaders extravertis. Pour être un leader efficace, il fallait se placer au centre de l'attention en étant par exemple dominant, assertif, bavard, entraînant ou encore à la recherche d'un statut social élevé. De nombreuses études ont fait l'éloge de ce type de leader. En effet, les employés extravertis sont ceux qui ont le plus de chance d'être promus et, par la suite, ce sont ceux qui sont jugés les plus efficaces d'après leurs supérieurs et leurs subordonnés. John F. Kennedy, Martin Luther King et - osons - Sarkozy en sont des exemples.

Mais les leaders extravertis ne sont pas les seuls à être jugés performants. Gandhi et Socrate, notoirement introvertis, ont-ils démérité ? Récemment, une équipe de chercheurs a tenté de réhabiliter les leaders introvertis. Leur raisonnement est le suivant : certes, les leaders extravertis sont ceux qui sont jugés les plus efficaces. Mais qu'en est-il de leur performance réelle ?

L'équipe a analysé la performance de franchises d'une chaîne de pizzerias en mesurant les caractéristiques des managers ainsi que celles de leurs subordonnés.

Il ressort de cette étude qu'il existe des avantages et des inconvénients aux deux types de leadership. Tout dépend des subordonnés : s'ils sont passifs, alors un leader extraverti sera le plus performant. S'ils sont pro-actifs, alors un leader introverti sera plus adapté, car plus à l'écoute.

Étant donné l'environnement toujours plus incertain dans lequel les entreprises évoluent, il s'agit de réagir rapidement au changement. Un management ascendant, avec des employés pro-actifs, est d'avantage adapté. Les leaders introvertis ont par conséquent de beaux jours devant eux.